<HEAD><TITLE>Que signifie le mot bouddha ?</TITLE> <META Name="Description" Content="Que signifie le mot bouddha ?"> <META Name="Keywords" Content="bouddha"> </HEAD> <font face="Arial"> <body bgcolor=white> <center><img src="gate.jpg"></center> <font size=2><center><p>Quoi que ce soit, cela n est pas mien (<i>N etam mama)</i> <br /> Quoi que ce soit, je ne suis pas cela (<i>N eso ham asmi)</i> <br /> Quoi que ce soit, cela n est pas mon ego (<i>Na me so att)</i> <br /> <p>Il y a un sans naissance, sans devenir, sans cration, sans conditions <br /> <i>atthi ajtaC abhktaC akataC asankhataC </i> <br /></center></font> <font face="Arial"><center><h2>Que signifie le mot bouddha ?</h2></center></font> <font face="Arial"> <p align=justify>Le mot bouddha (<i>buddha</i> en sanskrit et en pli) n est pas un nom de personne, pas un nom propre. C est une pithte, un adjectif, le participe pass substantiv du verbe sanskrit <i>BUDH-, budhyate,</i> signifiant notamment s veiller, se rveiller, reprendre connaissance, observer, reconnatre, comprendre et aussi veiller, rveiller, ranimer, faire observer, attirer l attention, faire comprendre, informer, conseiller . <p align=justify>Un Bouddha est donc un humain, sur-humain certes (d o la majuscule !), mais un humain, qui, s tant tout d abord rveill du sommeil de l ignorance par l veil de la <i><a href="prajna.htm">Praj</a></i>, la Connaissance transcendante, s est ensuite, en dveloppant au plus haut cette <i>Praj</i> par l ascse du <a href="dharma.htm">Dharma</a>, pleinement libr de tout conditionnement, en un parfait et complet veil (<i>samyaksambodhi</i>), <i>nirvGa</i> (prononcer nirouna ), qui est extinction totale, exsufflation de l ego, du moi illusoire et connaissance de l Inconditionn, l Absolu& <p align=justify>Et cet humain devenu un Bouddha, aprs avoir hsit, tant ce <a href="dharma.htm">Dharma</a> est subtil, difficile comprendre, trans-mental , au-del des mots et des ides, a dcid de montrer, ceux de ses frres et sSurs humains qui pouvaient comprendre, ce qui lui avait si bien russi, un remde , ce sentier (<i>mrga</i>) qu il avait lui-mme emprunt, c est--dire des indications, une vue du monde et des moyens pratiques, susceptibles de les aider sortir de l ignorance des choses telles qu elles sont , source de tous leurs malheurs : ne pas voir que les phnomnes, tous les phnomnes, si subtils soient-ils, ne sont que des apparences, des bulles , creux, vides, puisque sans essence ; que cette vacuit (<i>[knyat</i>) des phnomnes va de pair avec leur tllit (<i>tathat</i>), c est--dire le fait qu ils soient compltement dtermins tels que les faonnent leurs causes et leurs conditions particulires (d autres phnomnes !) Ne pas voir non plus (ou oublier) que ces phnomnes sont phmres, changeants, impermanents, non durables, et ne pas voir enfin qu ils sont, du seul fait de ces deux caractristiques, insatisfaisants, dcevants, pnibles, douloureux, etc., y compris et surtout ce moi , ce fantme de l ego, suprme illusion l origine de toutes les autres et qu il convient d abandonner, de laisser aller , comme on dpose un fardeau. Que reste-t-il alors ? Rien, aucune chose, rien que la Batitude de la totale vacuit <i>atyante [knyat</i>& Et l existence d un Bouddha, d un Grand veill continue alors, comme la roue du potier tourne encore, alors que le pied a quitt le volant , jusqu la mort en <i>parinirvGa</i>, le <i>nirvGa</i> sans restes des Bouddhas& <p align=justify>Un Bouddha n est donc pas un dieu et le Dharma n institue pas une religion (qui serait reli quoi ?), contrairement ce que pourraient laisser supposer certains comportements bouddhistes d hier et d aujourd hui (dus sans doute au besoin naturel des humains de croire, au besoin de merveilleux, d adoration). Le chemin dharmique ne repose ni sur des croyances ni sur une foi, en qui ou en quoi que ce soit. Comme dj dit, il s adresse aux sceptiques, qui il recommande mme de douter sans rserve, non pas, bien sr, du doute strile, stupide attitude qui empche tout examen, toute recherche, toute exprimentation, qui bloque toute ide mme d ascse, mais du doute sceptique, celui qui pousse la recherche, qui suscite la prise en considration d hypothses plausibles et qui incite essayer de les vrifier (cf. le <i><a href="kalamas.htm">Sutta aux Klm</a></i>, Anguttara Nikya 3.65). <p align=justify>Prcisons encore que nul ne sait exactement en quelle langue le dernier Bouddha plus ou moins connu historiquement enseignait le Dharma, ni comment cet enseignement est parvenu jusqu nous. Ce Bouddha n aurait rien crit et mme les dates de sa vie sont sujettes caution. Les textes pli ou sanskrit parlant de son existence, pleins de mythologie et d histoires dormir debout , n apportent aucun renseignement historique digne de ce nom. Les premiers textes bouddhiques seraient apparus entre trois cents et quatre cents ans aprs sa mort, nul ne s accorde l-dessus. Cependant, et c est ce qui compte, il est possible de retrouver l essentiel de cet enseignement, le noyau du <a href="dharma.htm">Dharma</a>, en premier lieu, par la <i><a href="prajna.htm">Praj</a></i>, la Connaissance transcendante, qu il convient de s efforcer d veiller et de dvelopper pour une comprhension profonde du Dharma, et en second lieu, en dblayant les textes des aspects irrationnels qui les encombrent, en rectifiant la signification des mots et des notions dharmiques, que des traductions errones et des interprtations fantaisistes occultent presque compltement& <p>&nbsp; </p> <center> * </center> <center>* *</center> <b>L hsitation du Bouddha enseigner</b> <p align=justify>Il faut noter qu aprs son veil</i>, le Bouddha hsite enseigner, car ce Dharma est trs profond, sa comprhension, trs difficile. Une comprhension dialectique, en connaissance discriminative (sk : <i>vijna</i>), par la seule raison, bien qu elle soit ncessaire, ne peut tre suffisante, effective pour l ascse : les choses peuvent en rester un simple <i>intrt</i> pour le Dharma, une <i>distraction</i> intellectuelle de plus... C'est pourquoi, un <i>premier</i> veil, si faible soit-il, ne peut se produire que par une comprhension <i>au-del</i> de la dialectique, en Connaissance transcendante, en <i>Praj</i> (<i>pra-</i> au-del , <i>J-</i> connatre ). Bien sr, l <i>influence</i> de la Praj l'origine de ce premier veil n'est gnralement pas clairement ressentie parce que son <i>impact</i> sur le <i>citta</i> (le cSur)<a href="#note1">[1]</a> est trop faible : il faut se souvenir que la Praj n est pas du domaine de la conscience, mais qu'elle <i>agit</i> (manire de dire !) sur le <i>subconscient</i> et sur le <i>conscient</i> : par une ascse, elle peut devenir de plus en plus perceptible, mais seulement par ses <i>effets</i> sur l'existence, le comportement, le <i><a href="mental.htm">mental</a></i>, la raison, la comprhension de soi-mme, des autres, du monde et de son contenu, etc. De mme, la <i>dcision</i> de s engager sur la Voie dharmique est une <i>dtermination</i> qui est, elle aussi, le fruit d'une Praj <i>veille</i>. L ascse du Dharma consistera alors faire en sorte que cette Praj <i>veille</i> s affermisse, se fortifie et que, de simple <i>pouvoir</i>, elle se dveloppe, peu peu et abruptement la fois, en une <i>force</i> qui fera comprendre le Dharma <i>notiquement</i>, comme <i> saCv[tti-satya </i> l essentiel <i>exprim</i>, avec activit mentale, ides, concepts (racine <i>VZT-</i> tourner, rouler ) et qui, dveloppe au plus haut, devenue <i>Praj pramit</i> perfection de Connaissance transcendante (<i>pramit </i>: alle au-del), fera <i>Voir</i> le Dharma <i>anotiquement</i>, c est--dire par la Praj seule, hors de toute activit mentale et le cSur immobile (citta acal)<a href="#note2">[2]</a>, en comprhension absolue de <i>paramrtha satya</i> l essentiel au-del de l <i>expression</i>, au-del de la signification , sans mots, sans ides, <i>Totale Vacuit</i>, <i>Inconditionn</i>, <i>Abandon total du moi</i>, <i> NirvGa</i> . <p align=justify>Voici un extrait du Majjhima Nikaya, 26 (<i>Ariyapariyesana Sutta</i>), qui montre l'hsitation du Bouddha enseigner. <p align=justify> Il me vint l ide, Bhikkhous : ce Dharma obtenu par moi est profond, difficile voir, difficile comprendre, tranquille, excellent, au-del de la dialectique, subtil, intelligible l rudit. Mais si celui-ci est une existence se dlectant dans le plaisir sensuel, dlect par le plaisir sensuel..., ceci sera une chose difficile voir, c est--dire la cause originelle par voie de condition <a href="#note3">[3]</a>. Ceci serait aussi difficile voir, c est--dire la tranquillisation de toutes les activits, la renonciation tout attachement, la destruction du dsir ardent, la suppression de la passion, l arrt, le <i> NirvGa</i>. <p align=justify>Voir aussi : <a href="prevalence.htm">prvalence du Dharma</a>. </font> <font size=2> <a name="note1"><p align=justify>[1] Il s'agit, bien videmment, du cSur psychologique , non de la pompe sanguine ! <a name="note2"><p align=justify>[2] La Praj est alors alle compltement au-del (prasaCgate) de toute agitation neuronale et synaptique, c'est--dire sans le corps (kya), qui est comme absent, sans le manas (mental), qui est arrt, et sans le citta, qui est immobile... <a name="note3"><p align=justify>[3] La Chane des origines interdpendantes , le <i>prat+tyasamutpda</i>. <hr size=1> <center><font size=2>All material copyright C.E.Dh., 2010, except otherwise noted. Non-profit distribution permitted.</i></font></center> <NOSCRIPT>